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Réponse à Sofiane, sur l'artiste et les femmes

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Ma réponse est si longue qu'elle vaut bien un billet... Suite aux échanges avec Sofiane sur ce post à propos des artistes, du sexe, et du manque de femmes au plaisir des écrivains.
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voici son dernier commentaire :

"Par contre pour ce qui est des écrivains j'ai pas trop l'impression que se soit un créneau porteur pour "récolter des fesses" à part chez les nanas hippies, bouddhistes, anars à la p'tite semaine un peu intello sur les bords (enfin toutes celles qui essaient d'utiliser l'abysse qui leur sert de cerveau). C'est peut etre pour ça qu'ils écrivent? Ahahaha"












Ma réponse :

Rire ! trop vrai ! ça tient de réalité, les anarko hippies intello ridicules amatrices d'écrivains soit disant vachement profonds !

Mais t'as raison, l'écriture ça paie pas niveau cul, parce que les femmes sont d'une bêtise, en société, qui n'a d'égale que l'immense erreur de se considérer autre chose que mère et épouse !... elles sont persuadées de chercher la rareté, l'original, mais c'est de l'originalité de supermarché qu'elles veulent, avec la société, toujours pour les yeux des autres, c'est sa politique !

Alors, il fut un temps, pas si lointain, où être écrivain c'était socialement brillant... faut dire qu'y avait des pointures, au point où si j'étais venu à leur époque je n'oserais même pas me dire écrivain ! et bien, à leur moment_là, ça valait culs d'or, chattes de luxe, seins Vénus, cuisses, et tout le reste, ça attirait la femelle, en masse, de quoi même choisir la gastronomie, filet-mollet-mignon, entre-cuisses mouillantes fontaines de jouvence !...
Mais, pour lors, aujourd'hui, c'est mal vu un écrivain, à moins de tout paramétrer à la merde convenue. Donner, au ton verbal, une platitude de moquette. On s'en sort au mieux avec l'indifférence générale, mais écrivain aujourd'hui, c'est du con, c'est crier dans le désert, ni eau, ni sous, ni pacholes, ni amis... une belle solitude de mal-éduqué, de défaut d'usine !

Y a trop de monde qui fiout-fiout au roman de chiottes, au verbe fiotasseux ! trop de gens qui "écrivent", le mot est grand, c'est au sens le plus par-terre, le plus rampant qu'ils écrivent, ils gribouillent... le but : feindre le plein, en gonflant le vide ! encre levure !... pâte pleine de vent !... C'est l'embouteillage de livres, à dégueuler sur le trottoir de l'édition ! écrire en qualité aujourd'hui, en respect de cet art, c'est à dire travailler dur le verbe, c'est vouloir faire du bruit avec une plume aux 24 heures du Mans ! ça fait pas le poids, y a trop de bruits de circuits, ça passe pas, ça tombe en quenouille !... pour sûr !
Puis, en général, un livre fort, s'il arrive à passer un peu, par quelque fortune inattendue, circonstances, éléments hors de contrôle, au petit éditeur la chance, et bien, il ne tardera pas à être botté en fascho, en anti-démocratique, en immondice... on croit que personne regarde l'écrivain ? faux... tout est lu, épié, y a des comités de lectures super-cools placés aux endroits stratégiques, juges avec la mèche plaquée au front, même un peu marxiste sur les bords, ou républicain constitué gardien des libertés... puis, les tout venants, toujours quelques chevreuils planqués dans les bois du système à scruter les faits et verbes !... C'est pas pour la joie, c'est pas pour l'art, c'est pas pour l'amour. C'est pour veiller à ce que cet art ne renaisse pas, que l'écriture ne revienne pas faire son travail, donner de l'épaisseur au coeur ! faire danser l'esprit incontrôlable transe à mélodie paragraphes !...
Plutôt que de brûler les livres, ça entamerait grave le verni démocratique, alors ils noient littérature dans la surproduction de merdes fnaquistes, virgineuses : "de quoi vous plaignez-vous, petit bougre, z'avez vu le nombre de livres démocratiques en rayons ?!"
Pour la femme, les femmes modernes, tout ce qui brille c'est de l'or, piètre bijoutière, et ce n'est pas la littérature qui brille aujourd'hui, c'est l'Image... faut être dans l'image aujourd'hui, le Cinéma, la photographie, et la peinture, voilà les milieux qui drainent les seins aujourd'hui... Peintre, en voilà un surtout, qui vous les rend toutes disposées à la carotte !... Peintre, voilà le type dans l'air du temps, dans là où-ça-se-passe ! et puis pas que la carotte, non, elles en tombent amoureuses de leur pinceau-coeur, éperdues donzelles en sentiments-collants-fièvre !... et l'amour, tout homme sait qu'y a pas mieux que ça, le peintre ne veut pas que le vagin, il veut le coeur de la femme, la sentir haleter de sentiments aimants, il veut ses frissons, ses regards en profondeur !
La baise, c'est bien, mais avec l'amour c'est mieux... l'homme, au de-là de son côté bourrin affiché pour paraître le plus coq possible, il veut l'amour de la femme, celle qui continu de l'aimer après qu'il lâche un pet en vissant les étagères au mur ! Celle qui continu de vibrer tranquille, même quand, une fois, il a bandé tout mou, qu'elle n'en fait pas une baguette. Qu'elle le trouve buvable malgré sa minable petite prétention éphémère, malgré sa petitesse inouïe bien mise à nue dans l'intime. Qu'elle le veuille même quand il se cure le nez au feu rouge, qu'il pue un peu fort après une journée active !... comme sa maman... il cherche cet amour inconditionnel malgré tous ses caprices de chieur né !... il cherche sa maman partout, toute sa vie !...
Alors, il y a des choses comme l'art, mais pas que, qui vous suscite ça chez la femme, car chez elle tout est artificiel, même son authentique il faut qu'il naisse sur scène !...

Le peintre, le photographe, le ciné-vidéaste, le plasticien, lui c'est le malin de cette époque, faut qu'il soit assez médiocre, qu'elle puisse se sentir au niveau... s'y reconnaître un peu !... qu'il peigne au rouleau, et qu'il feigne la difficulté par l'abstrait-gribouillis, l'à-peu-près-flou-soit-dit-réfléchis !...

Mais écrivain travailleur, écrivain architecte poète, écrivain ouvrier-ingénieur de l'émotion, du vrai, de l'authentique, quitte à passer méchant !... ça c'est être mal-élevé, un malappris, un précieux ridicule, un frondeur imbuvable disgracieux !... déserteur d'époque...
il n'attire pas plus de femmes que d'académiciens, que d'étudiants en lettres, que d'éditeurs... Les femmes vont là où ça se bouscule en vernissages petits fours rebelles canapé !...

Moi, l'écriture, c'est juste ma passion, et je ne la partagerais même pas avec le plus beau cul du continent ! c'est qu'à moi ! mon petit pain chaud ! pas pour les femmes ! qu'elles aillent en lieux appropriés ! pas pour les copains, pour personne, pour moi, ma grande arrogance de gueux, ma petite fronde en musique, ma petite torche dans la nuit de mon monde... Pas d'auto-perversion pour des femmes, types, sous, mondanités, périphériques... C'est à moi, et qu'à moi. Et puis, c'est ça qui me fait foutrement bander à grands rires !...

Voilà, j'en ai assez dit, je veux dire de quoi me faire haïr à jamais, c'est un peu comme ça que je veux me présenter, ça m'évite de me faire des copains, j'aime pas les copinages.
Sofiane, j'espère que je t'ai bien répondu.

Rouge Le Renard.