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'entretien (durée : 2 heures) avec Marc-Edouard Nabe au sujet de Céline
J'ai eu juste 2 sursauts.
Mon premier sursaut, lorsque Nabe, hasardeusement, assimile les oeuvres de Céline à des Bibles ! Peut-être était-ce juste pour dire que ses oeuvres ont un caractère prophétique, mais alors pourquoi prendre et accentuer la référence biblique ? comme si seuls les juifs étaient capables de produire des prophéties ! car (comme tout le monde le sait ?), le nouveau-testament, le coran, sont des sous-judaïsmes pour non-juifs de souche !...
Afin de rétablir Céline, je dis que les oeuvres de Céline sont des prophéties Aryennes, de la magie Blanche celtique, un verbe des Runes, remonté du fond des âges païens, aryens, pour détruire la magie noire judéo-chrétienne et judéo-socialiste... Littérature chamanique celte, oui ! Verbe druidique, oui ! Nervosité et émotion Blanche, oui ! Mais écriture à pulsion biblique, définitivement non !..
Nabe en rajoute une belle couche en attribuant le côté négligé, vestimentairement, de Céline en fin de parcours, en allant jusqu'à parler de Céline Juif Errant ! L'idée est cinéma ! c'est tentant ! on peut même s'amuser un peu intellectuellement à y trouver du vraisemblable, mais prenons garde aux
connaisseurs des grands prophètes géniaux.
La postérité a tendance à vouloir les mettre à toutes les sauces, c'est à la fois la qualité et le défaut, la preuve et la galère de passer à la postérité... Alors, en tout bien tout honneur laissons parler Louis-Ferdinand Céline, voir ce qu'il en pense de tout ça :
« Ainsi Drumont et Gobineau se raccrochent à leur Mère l’Église, leur christianisme sacrissime, éperdument. Ils brandissent la croix face au juif, patenté suppôt des enfers, l’exorcisent à tout goupillon. Ce qu’ils reprochent surtout au youtre, avant tout, par dessus tout, c’est d’être le meurtrier de Jésus, le souilleur d’hostie, l’empêcheur de chapelets en rond… Que ces griefs tiennent peu en l’air ! La croix antidote ? quelle farce !
Comme tout cela est mal pensé, de traviole et faux, cafouilleux, pleurard, timide. L’aryen succombe en vérité de jobardise. Il a happé la religion, la Légende tramée par les juifs expressément pour sa perte, sa châtrerie, sa servitude.
Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de “Pierre et Paul” fit admirablement son oeuvre, elle décatit en mendigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littérature christianique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race.
Ce n’est pas tout. Crime des crimes, la religion catholique fut à travers toute notre histoire, la grande proxénète, la grande métisseuse des races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l’enragée contaminatrice.
La religion catholique fondée par douze juifs aura fièrement joué tout son rôle lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l’énorme tourbe, du géant lupanar afro-asiate qui se prépare à l’horizon.
Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche.
Ce qu’il adore, son coeur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis.
Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle. »
« l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche »
Je me permets de penser que Céline est allé là un peu vite sur ce coup, oui il y a eu des religions Blanches, notamment le Wotanisme, du dieu Wotan des peuples du Nord, avec Runes, Cosmogonie et touti-féérie ! Plus au sud, les Grecs et les Romains ont eu des dieux Blancs dans l'antiquité. Mais bon... je pense qu'il le savait très bien, c'est juste que cela remonte à si longtemps que ça ressemble à du jamais !...
Continuons à sonder Céline sur le monde biblique, voir si le paradigme Judéo-Chrétien l'inspire :
« l’Église, notre grande métisseuse, la maquerelle criminelle en chef, l’anti-raciste par excellence »
"Notre civilisation est juive, nous sommes tous des sous-Juifs. A bas les Juifs ne veut rien dire. C'est Vive quelque chose qu'il faudrait pouvoir dire, mais vive quoi ? Les Druides ? Hélas oui ! des néo-druides aussi différents de nous que furent les chrétiens des païens : il faut des hommes nouveaux."
Jusqu’à la fin, Céline n’abjura en rien ses convictions. Ainsi, dans un entretien accordé un an avant sa mort à Robert Stromberg, il constate que « l’homme blanc est une chose du passé » et qu’il « a laissé l’Église le corrompre »
Mon deuxième sursaut, c'est lorsque Nabe semble vouloir relativiser l'antisémitisme de Céline en le cantonnant presque à une simple histoire littéraire du monde de l'édition et des critiques juifs qui lui on pas fait bon accueil de son roman
Mort à crédit.
Je pense qu'il n'y a pas à relativiser l'antisémitisme de Céline. Céline était absolument anti-juif, pas seulement anti éditoriaux juifs dans la littérature, non, il était politiquement antisémite, religieusement antisémite, racialement antisémite, infiniment antisémite, et ce qui est drôle c'est que c'est pourtant écrit noir sur blanc dans ses pamphlets, où la haine, le dégout, la verve employée à l'endroit des juifs n'a plus rien d'une petite rixe littéraire, d'égo blessé, suffit de lire :
"Le bluffeur juif, sale con, fainéant, il saura même pas quoi en faire du communisme quand il l’aura. Il salopera, bouzillera tout. Il pourra pas s’en empêcher, c’est sa nature. Justice sociale pour le juif ? Lui le faisan, le Pharaon, le jeteur de poudre, le maquereau-né de l’Univers, l’hystérique satrape rebut de l’Orient, le bâtard de toutes les mystiques, l’incapable de tous les métiers, le parasite de tous les temps, l’imposteur de tous les trafics,le malagauffre tourné canaille ? C’est ça l’homme nouveau ? Ah pardon ! Ça serait drôle, ça serait un miracle, ça serait la première fois au monde qu’on verrait le juif sortir des phrases, des saloperies, des complots, pour se replier au rang commun, au tapin, régulier, correct, marner comme tout le monde, à égalité. Alors ça jamais ! Ça n’existe pas ! C’est tout le contraire de sa nature ! Chié par Moïse il tient son rang de caque supraluxe, copain qu’avec les autres chiés, en Moïse, en l’Éternel ! Il est que pourri, pourrissant. Il a qu’une chose d’authentique au fond de sa substance d’ordure, c’est sa haine pour nous, son mépris, sa rage à nous faire crouler, toujours plus bas en fosse commune. Qu’est-ce qu’il attend du communisme ? De nous cintrer encore plus étroit, nous garrotter d’encore plus près dans la prison juive."
Rouge Le Renard
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